Qui suis-je ?
Je suis une femme qui a appris tard à se mettre au centre de sa propre lumière.
Comme beaucoup, j’ai longtemps avancé derrière les autres : les enfants, le travail, les obligations, les vies qu’on porte sans le dire.
Et puis un jour, j’ai choisi de me retrouver.
Dans le souffle, le mouvement, le fascia, le Yin, le toucher.
Dans cette manière singulière d’écouter le vivant qui, peu à peu, m’a ramenée à moi.
Aujourd’hui, j’écris et je transmets pour toutes les femmes qui vieillissent debout :
celles qui doutent, celles qui recommencent, celles qui se cherchent encore, celles qui n’ont jamais vraiment eu la place — mais qui avancent malgré tout.
Pour toutes celles qui savent que l’âge n’est pas une fin, mais une profondeur, je me présente...
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Je suis une femme qui a attendu presque 60 ans pour se tenir dans sa propre lumière — et je ne suis pas la seule.
Je suis une femme qui a attendu presque 60 ans pour se tenir dans sa propre lumière — et je ne suis pas la seule.
Il existe un moment invisible, juste après la séance, quand la salle se vide et que le silence revient. Un léger blues, une nostalgie douce, comme la trace du vivant partagé dans mes tissus. Ce texte parle de ce que cela ouvre en moi — et en toutes celles et ceux qui tiennent des espaces sensibles, incarnés, transformateurs.
Il y a dans les corps de plus de 70 ans quelque chose qui me touche au-delà du geste, au-delà de la pratique, presque au-delà du yoga. Quelque chose de l’ordre de l’intime, du fragile, du miroir tendre et parfois brutal qu’ils me tendent.
Ils réveillent en moi les traces de mon histoire, mes années d’accompagnement, la silhouette de ma mère que j’ai soutenue durant dix ans, et la femme que je deviendrai plus tard.